J’ai testé pour vous Sushi shop

Sushi Shop, une enseigne chic et chère ?

Bon alors la concierge n’est pas contente, et elle reprend du service.

Il s’agit cette fois de Sushi Shop, une franchise de magasins / restaurant à sushis très bien implantée. Je vais vous parler d’une mauvaise expérience, mais bien sûr celle-ci n’est pas généralisable à toute la marque, car chaque franchisé a des pratiques qui peuvent être, heureusement, différentes.

Le soir arrive, et, à la sortie de l’école, je décide de faire un petit cadeau à mon fils, qui adore les sushis. Bien sûr, ceci n’est qu’un subterfuge, car moi aussi, j’aime bien les sushis et je cherche désespérément un prétexte pour y aller, sachant que c’est quand-même un peu le restaurant du mois, parce que bon… les fins de mois et les milieux aussi sont difficiles. Donc sortie de l’école, annonce de ce qu’on va prendre des sushis à emporter chez Sushis Shop et hop, c’est parti. Cris de joie, petits bonds dans la rue, petits bisous de contentement (quel môme intéressé celui-là) et surtout, mon fils sait qu’on va aussi prendre un menu enfant. Donc, qui dit menu enfant dit petit cadeau. Même si la dernière fois, le menu enfant n’avait (déjà) pas tenu toutes ses promesse, en l’absence des petites baguettes pour manger spéciales avec des petites têtes rigolotes qu’on avait eu la première fois qu’on y avait été.

Sushi Shop, la première déception: le menu enfant

Et là, si vous suivez bien, vous comprenez que c’est au moins la troisième fois qu’on va chez Sushi Shop avec le sale môme – faut dire que bon, en 2 ans, ça ne fait pas non plus de nous des clients très réguliers. Mais c’est pas le problème.

On y va donc, et arrivés dans le magasin, on commande un menu pour moi, et le soir, il n’y a pas de formules, donc plein pot sur chaque petit truc (la soupe, c’est en plus, le riz aussi…) et menu enfant pour l’enfant. La commande arrive et l’enfant, plein d’espoir, demande à voir ses baguettes, histoire de voir si des fois, il aurait pas déjà la même paire à la maison en double (ça s’échange comme des cartes pokemon peut-être pour ceux qui y vont chaque semaine ?). Et là, bing. On nous annonce qu’il n’y a plus de baguette. Je demande ce qu’il y a à la place, et on me dit qu’on n’y a pas pensé. On doit être les premiers à manger des sushis avec des enfants qui demandent des menus enfants et des parents qui y vont pour ça.

Ah bon ? Donc si j’étais partie sans demander, il n’y aurait rien eu du tout ? Ben pour une visite spécialement faite pour le menu enfant (oui bon hein, vous me comprenez hein…), c’est un peu dommage. On aurait tout aussi bien pu aller chez Mc Do ou Quick pour la moitié du prix… et là, on me dit « ah mais attendez ma petite dame… on va s’arranger et trouver un truc vachement bien pour votre morveux »…

Pleine d’espoir, je me dit qu’on va me proposer un truc super, qui remplace avantageusement ce pour quoi le menu enfant était tant convoité. Et là…. tenez-vous bien… on me propose, après avoir retourné l’arrière boutique à la recherche de quelque chose, une petite boîte de 4 crayons de couleurs taille XXS et un petit carnet de feuilles à colorier.

Bon alors quand je dis ça, je vous la fait courte. Parce qu’en fait, on a plutôt téléphoné à la franchise la plus proche pour savoir ce qu’il leur restait ou plutôt ce qu’ils faisaient dans le même cas (« euh… rien, plus de baguette non plus chez nous, ah si, des crayons de couleur je crois, enfin une merde comme ça »). Donc 5 minutes à appeler le magasin qui est à 10 mn en scooter… annonce de ce qu’il n’y a plus de baguettes non plus, et « qu’on va en recevoir hein, c’est juste qu’on n’a pas été livré mais on a demandé » (euh, prenez-moi pour une idiote, je suis venue il y a 2 mois, et vous m’avez dit la même chose déjà… donc le livreur, il doit toujours être en train de tourner pour vous livrer manifestement…). Donc après le coup de fil, on me dit « Bon mais si vous attendez, on va aller vous les chercher vos crayons, il faut 10 mn en scooter donc dans 15 minutes, vous pourrez partir ». Bon alors là, en gros, je leur dit que ça va bien, qu’on a des crayons de couleur déjà et qu’on n’en veut pas, de leur cadeau à la con et que mon fils sautille sur place et que si ça continue, il va faire pipi sur leur chaises en sky. Déception sur le visage de mon interlocuteur, disruption dans le processus commercial ! Qu’est-ce qu’on fait quand on vient dans un magasin pour avoir quelque chose affiché comme cadeau sur les menus et les pubs, et qu’on n’a rien, ou une merdouille, à la condition que vous attendiez 10 mn ? Geste commercial ? Un coca gratos ? Ben non. On râle et on s’en va, et on dit qu’on reviendra plus.

Sushi Shop et ses petites économies

Et là, on rentre à la maison avec un mioche qui pleure, qui n’a pas eu ses baguettes (on se demande bien qui l’a éduqué à être aussi capricieux celui-là!), et on se retrouve avec son menu qu’on a payé bien cher, alors qu’on a un petit magasin à sushis sympa à côté de chez soi, sans menu enfant, mais 20% moins cher. Et là, on sort tout, on s’installe pour manger, et on prépare son petit mélange avec la sauce soja salée (sucrée ? mais vous êtes fous !!) et le wasabi… et le wasabi qu’on cherche frénétiquement dans le sac. Pas de wasabi. Ces abr**** ont oublié le wasabi… Après être partie en maugréant de leur magasin parce qu’ils transformaient une bonne fin de semaine de récompense en une fin de semaine où je me sentais flouée d’avoir payé plus cher pour la même chose qu’en bas de chez moi, je me rends compte qu’il manque une chose sans laquelle je ne mange jamais mes sushis… le p***** de wasabi.

Et pas moyen d’aller en prendre chez la voisine. Ce n’est pas un verre de farine ou du sucre (« Euh, désolée de vous déranger, vous avez du wasabi ? »). Nan, et de toute façon, cette légende urbaine qui veut qu’on aille voir les voisins pour un ingrédient qu’il nous manque… bah c’est une légende urbaine justement. Dans la vraie vie à Paris, ça n’arrive jamais.

J’appelle le magasin et je leur dit que je viens de passer (oui, c’est moi la chieuse qui ne veut pas de crayon de couleur avec son relou de mioche qui pleurait…) et que je n’ai pas le wasabi, et que je ne vais pas repasser juste pour ça, mais que c’est très énervant. Comme au mac do quand il manque la sauce des Nuggets. Et là, réponse que je suis probablement loin d’oublier, on me dit que ce n’est pas un oubli et que non, non non, ce n’est pas leur faute. Que chez Sushi Shop, on ne met le wasabi que sur la demande expresse du client, parce que vous comprenez, les clients, ils n’aiment pas toujours ça et qu’on veut pas gâcher. Le gâchis alimentaire, vous comprenez, c’est pas bien et que nous, on est engagés dans une démarche qualité environnement, on fait marcher nos scooter à la graisse d’oie, tout ça.

Alors, bon, moi, au téléphone, je suis d’abord restée sans voix. Parce que sur ce même principe, on peut se dire que la sauce soja, c’est pareil, y’a des clients qui s’en passent très bien. Et que les serviettes en papier, pareil, et les baguettes en bois, ben aussi du coup, puisque c’est pour emporter chez soi, et que chez soi, on a aussi des couverts non ? Pareil pour le gingembre. Et euh si on va par là, on peut se dire qu’il y a parfois du gâchis alimentaire et que si les gens laissent généralement 10 à 15% de leur repas sans le manger, on pourra me retire d’emblée 10 à 15% de mes sushis…

C’est vrai, vous les bourges parisiens, vous ne voulez rien entendre au changement climatique. Puisqu’on vous dit que le gâchis et le réchauffement, c’est la faute de la boulette de wasabi que vous n’avez pas mangé quoi ! Bon, et là, on me dit qu’on est prêt à venir m’en apporter en scooter chez moi pour réparer l’oubli (euh… j’ai dit oubli ? ah non, ce n’est pas un oubli me dit le responsable !)… euh, parce que moi je suis chieuse et j’en mange. Voilà, comme ça, je serai doublement coupable puisque le scooter, il réchauffe et pollue tout le monde en donnant des bronchiolites à nos enfants. Ben non, je raccroche en me promettant que jamais je n’y retournerai.

Bref, bravo à cette franchise. La totale pour se sentir chieuse, alors que dans la vie, je suis une personne délicieuse.

Et voilà, donc vive le petit restau à sushis en bas de chez moi, qui épargne les pleurs et les attentes déçus et qui n’économise pas des bouts de chandelle ou qui n’essaye pas de faire croire que non, non, non, c’est parce que c’est normal et que c’est moi qui suis la cliente difficile.

Bon alors par contre, pour celles et ceux qui utilisent l’application Too Good To Go (voir mon avis ici), ils sont aussi dans les restaurants possibles et font plutôt bien le boulot normalement pour le prix, avec des horaires tardifs cependant et sans qu’on sache jamais ce qu’il y a dans le sac… ce qui peut être un peu gênant si on n’aime pas tout (ce qui arrive fréquemment dans les restaurants japonais).

 

 

 

 

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