Où ramasser des châtaignes près de Paris cet automne ?

C’est le mois d’octobre et la question récurrente de savoir où trouver des marrons ou des châtaignes quand on habite  Paris revient, comme chaque année.

Tout d’abord, perdez l’illusion d’en trouver dans un square en bas de chez vous. Ce que vous verrez, ce sont des marrons, qui ne sont pas comestibles. Ils sont ronds et appétissants, mais ils n’ont réellement pour intérêt que pour des leçons de choses en maternelle.

A Paris, quelques châtaigniers se trouveraient dans le bois de Vincennes ou dans le bois de Boulogne, mais  personne n’a été capable de préciser exactement où ils étaient. Si vous voulez un endroit plus précis allez en forêt de Montmorency, au Nord de Paris. A partir de la ville de Saint-Leu la Forêt (Train Transilien, ligne H, en direction de Persan-Beaumont par ex.).

En voiture, après être arrivé par l’A15, sortie 3? vous prenez la direction de Saint-Leu centre ville, puis une fois passé l’hôtel de ville (sens unique), vous trouverez une bifurcation vers la droite vers Chauvry (D 192). Attention, la route monte pas mal, avec des virages serrés, comme pour aller à un col. La forêt de Montmorency est réputée pour son côté vallonné, mais juste après être arrivés au sommet du col, vous trouverez un grand rond point avec des parkings partout. C’est là que vous pourrez vous garer et sortir les sacs.

Garez-vous sur le côté gauche de la route, lorsque vous venez de Saint-Leu. Prenez ensuite à pied la route forestière qui va ensuite tout droit.  Après 1,5 km de ce petit chemin, un petit étang (l’étang Godard) vous permettra de pique niquer, avec quelques bancs. Sur les 1,5 km qui y mènent, des châtaigniers à droite et à gauche. Cette année, elles sont petites, le manque d’eau peut-être ?, mais le mois d’octobre n’est pas fini. Sur la partir qui va au delà de l’étang, vous en trouverez des plus grosses, en vous enfonçant aussi dans les sous-bois. Pensez à mettre un jean ou un pantalon, afin d’éviter les ronces, les orties, et les tiques. Enfin des chaussures à bonne semelle (des baskets, ça marche) vous permettront d’ouvrir les bogues du pieds, afin d’en libérer d’éventuelles châtaigne de bonne taille. Pensez à soulever les feuilles tombées ou à fouiller le sol du pied ou avec l’aide d’un bâton afin de voir les châtaignes les plus brillantes, fraîchement tombées. Dernier point enfin, ne ramassez pas les châtaignes ternes qui ne brillent pas, et celles qui présentent une base décolorée. Enfin, si vous voyez un petit trou à l’œil nu, c’est que la châtaigne est habitée. Pas la peine d’insister.

Pour les conserver, pas de recette miracle. Je les mets à l’abri de la lumière, et au frais. Si elles deviennent ternes, elles seront moins faciles à décortiquer. Enfin, pour les faire cuire, j’utilise un cutter pour entailler légèrement la coque sur les deux grands côtés. Puis sur une poêle classique, au feu fort, puis retourner à l’aide de deux fourchettes. Il faut voir apparaître un peu de noir sur la coque, mais pour un résultat optimal, je mets un petit couvercle inox directement sur les châtaignes en train de cuir, afin que la vapeur d’eau revienne sur les marrons lors de la cuisson.

Si votre châtaigne c’est dure, c’est soit que le feu ou la plaque était trop fort-e et qu’il faut les laisser plus longtemps, à feu moins vif.

A noter, la fête de la châtaigne le 15 octobre 2017, à Saint-Leu, sur le site du Lavoir de l’Eauriette à partir de 14h00. Départ pour ramassage en forêt et dégustation des récoltes en fin de journée et animations de 14h00 à 17h00.

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