J’ai testé pour vous Too Good To Go (repas)

Vous êtes parisiens et vous voulez manger à petit prix ? Vous n’êtes pas gêné par des heures de repas un peu décalés ? Alors cette application est faite pour vous. Too Good To Go (« Trop bon pour jeter » mais aussi « Trop bon à emporter » – quel jeu de mot excellent, encore un littéraire qui a bien bossé…) se propose de vous fournir une liste de boulangeries, de pâtisseries, ou de restaurants à emporter à côté de chez vous qui propose de limiter le gaspillage alimentaire. Concrètement, on vous propose d’acheter un panier-surprise avec les invendus, en fin de journée, ou avant les heures de fermeture. Vous disposez pour cela d’une liste d’enseignes, classés par proximité par rapport à votre localisation (c’est votre smartphone qui vous indique donc cette liste et c’est par lui que vous payez avant d’aller collecter votre repas).

Les avantages:

  • Vous avez une réduction très substantielle sur des produits, bien souvent plus de 50%. Par exemple, 4 euros au lieu de 10 au prix en magasin d’un menu à emporter (plat et soupe ou plat et dessert). J’ai pu me rendre compte que pour des repas du midi, la grande partie des offres proposaient des prix allant de 3,5 euros à 6 euros. Le soir, c’est un peu plus cher (de 5 à 7 euros souvent)
  • L’heure de mise à disposition est toujours indiquée. Et on vous prévient aussi par téléphone si jamais il y a un problème.
  • Vous bénéficiez d’un grand choix, si vous habitez Paris, en particulier pas loin des zones de bureaux, où ce genre d’enseignes de restauration à emporter pullulent.
  • Vous avez des grands noms de la restauration à emporter qui participent à cette application: Eric Kayser, Planet Sushi, Costa Coffee, Helmut Newcake, Twenty Peas, Lina’s, Sushi Shop et, dans un autre genre, Mie Dorée ou encore Bagelstein. Exemple de prix pour Sushi Shop ou Planet Sushi le soir 7 euros (et 6 euros pour Sushi Shop le midi, avec mise à disposition des plats à partir de 22h45). Chez Lina’s, on peut avoir plein de choses à partir de 16h00 pour 4,50 euros (au minimum 2 produits!). Chez Bagelstein, à partir de 14h45, vous pourrez avoir un Bagel à petit prix (2,5 euros).
  • Ce système avantage la production de repas frais, puisque les produits de la veille trouvent ainsi un second marché.
  • Vous savez à quelle heure vous allez manger: si pour certaines enseignes, l’heure semble tardive pour un repas ou un menu (bah oui, il faut attendre que le magasin soit sur le point de fermer pour savoir quels sont les invendus), vous avez de toute façon toujours l’heure indiquée à partir de laquelle vous pourrez venir chercher votre commande. Et parfois, ce n’est pas du tout décalé: Eric Kayser, par exemple, ferme juste après 20h00 le soir: du coup, vous récupérez votre commande entre 19h40 et 20h10, parfois entre 20h15 et 20h25 pour les magasins qui ferment plus tard. Tout va bien, vous ne serez pas en retard pour le ciné du soir avec Edmond. Pour d’autres, c’est carrément entre 19h00 et 19h30. Ce n’est que le midi que les heures de collectes sont parfois plus décalées (mais avec une bonne sélection sur Paris à partir de 14h00-14h30). Pour ceux qui peuvent prendre leur pause repas quand ils veulent, en zone de bureau, c’est l’idéal.
  • Vous pouvez prévoir vos repas à l’avance et les réserver en les pré-payant dès le matin. Ainsi, vous n’avez plus de mauvaise surprise avec les enseignes toutes épuisées. Facile à faire pour commencer la journée, pour le repas du midi et du soir!

Les inconvénients:

  • Vous ne savez jamais ce que vous allez manger exactement (avouez parfois que ce n’est pas grave: chez Lina’s ou Planet Sushis, je ne suis jamais déçue!)
  • Il faut être rapide! Il y a un nombre limité de repas en attente, une fois que c’est épuisé, rien à faire! Une petite pastille (rouge) vous indique que le restaurant (qui peut être le plus proche de chez vous, too bad) n’a plus rien en boutique. Il faut alors regarder les pastilles vertes les plus proches, ou celles qui sont encore disponibles chez vos enseignes préférées et aller un peu plus loin.
  • Vous n’aurez jamais un menu complet: bah oui, la boisson, elle, ne périme pas. Donc si vous pensez manger pas loin, il vous faudra acheter la boisson, parfois à prix d’or. Ah tiens, pas mal pensé! On y va pour le plat pas cher, et on en ressort avec un menu qui a coûté plus cher que ce qu’on aurait dépensé en temps normal!). Bref, ne vous faites pas avoir par la « vente additionnelle »!

Le test:

Je viens d’installer l’application, et hop, c’est parti! Je m’inscris (facile, avec le compte facebook, il n’y a rien à faire, et l’application ne poste rien pour vous). J’active la localisation, et j’ai tout de suite une liste interminable. Les premiers résultats sont tous à moins de 400m de chez moi (et il y a même la boulangerie du coin de la rue. Dommage que  je ne la trouve pas toujours à mon goût – bah oui, l’application ne va pas la rendre meilleure!). Je regarde les premiers résultats et je clique. Oups, je ne fais pas attention à la pastille rouge, et je vois que la quantité de repas disponibles est indiquée comme « épuisée ».

Je reprends la liste et ne clique que sur les pastilles vertes. Voilà, à peine plus loin, une  enseigne qui propose des parts de pizzas à emporter. Je me lance. Je renseigne ma carte bancaire. Je créé un code spécial pour en protéger l’accès (l’appli marche bien). On me dit qu’un petit montant va être « testé » (1 euros) sur ma carte, mais pas jusqu’au bout. Je ne serai pas débitée, mais c’est un test pour voir si ma carte « répond » et si elle est valide. Et hop, pas de problème, en 5 secondes, la carte est validée (les 1 euros pas prélevés – normalement!) et je paye mon repas à 3,5 euros. L’heure de collecte est proche, à 14h00, je vais pouvoir aller chercher mon panier mystère (et montrer mon téléphone au serveur). Un simple clic sur la rubrique « mes achats » et je vois l’enseigne. Il n’y aura qu’à valider la « collecte » (c’est l’employé qui le fait) et c’est bon! Verdict ?

Il est 14h10. J’arrive la peur au ventre jusqu’à l’enseigne et je regarde avec angoisse sur le chemin tous les gens qui tapotent sur leur smartphone à coup sûr ils sont aussi des clients et ils vont réduire le choix dans les invendus. Ah Non, ouf, ils n’y rentrent pas. Je tends mon téléphone au serveur et il semble comprendre de suite. « Vous avez le droit à deux parts (de pizza) ». Et tout est encore disponible.Pas moins de 7 sortes de pizzas différentes me tendent les bras. Je choisis et repars avec ma petite boîte et deux énormes parts que j’ai pu choisir. On m’a même proposé de manger sur place et de l’huile pimentée  (bah non, j’habite à côté, pas envie de payer une boisson au prix fort parce que je piment, ça donne soif!). Un client derrière moi utilise aussi l’appli mais choisis de manger sur place (Ah! Le couil***, il va se faire avoir ! Huile pimentée et pizzas, ça va pas faire un plis!). Bon, ce n’est pas possible partout non plus: si vous arrivez pas loin de l’heure de la fermeture, vous n’allez pas pouvoir jouer sur tous les tableaux (je mange pour pas cher, je reste manger sur place, ah bon ? vous voulez fermer en plus ?). Je lui demande s’il a déjà testé l’appli avant et il me confirme que ça marche très bien, que ça permet de varier. Le prix de mes 2 parts avec l’appli : 3.5 euros au lieu de 7 euros à emporter en magasin. Une sorte d’Happy hour de la pizza quoi, entre 14h00 et 18h00.

Verdict au goût, bah c’est très bon. Pas la vieille pizza mais une bonne pizza qui vient de sortir du four et maintenue sous la lampe rouge qui réchauffe. Pas molle, croustillante, vraiment bonne.

Je valide ! Sans parler de la possibilité d’acheter aussi pour 2 euros des repas qui seront distribués aux sans-abris par des bénévoles. La aussi, pensez-y!

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